Patrimoine


Le pont de Berlin

pont de berlin
C'est sous le mandat de Philippe Jouin, maire de Rennes, qu'en 1835 est passée l'adjudication pour la reconstruction du pont. Il est bâti au sud sur les terrains du couvent des Ursulines. L'ensemble, conçu comme monumental, s'écroule en 1837. L'entrepreneur est alors sommé de le reconstruire. Ces travaux sont réalisés en 1839, sous l'égide de Millardet, dont c'est le dernier chantier public.

La caserne Mac Mahon

caserne mac mahon
La caserne Mac-Mahon est une des casernes de la ville, aux côtés notamment de la caserne Foch et de la caserne Marguerite. Rennes s'impose au XIXe siècle comme une ville de garnison ; cet état de fait est d'ailleurs l'une des raisons qui motive le choix de l'agglomération pour accueillir le second procès Dreyfus. Derrière les murs de pierre, les édifices sont construits sur le principe de façade à trois niveaux avec chainage d'angle et entourage des ouvertures en pierre. Sous la corniche, court une frise à modillons.


Le Parlement de Bretagne

parlement de bretagne
Après l'union de la Bretagne à la France en 1532, le roi Henri II, par l'édit de mars 1554, crée une cour de justice souveraine provinciale, ' gardienne des coutumes des pays de l'ancienne France ' . Cette cour est chargée d'enregistrer les édits royaux et autorisée à faire des remontrances au roi en cas de non-conformité à la tradition locale. Le parlement est formé pour moitié de magistrats ' originaires ' et pour moitié de non-originaires, suivant la volonté du roi, qui craint les manifestations d'indépendance des premiers. Lorsqu'en 1554, le parlement s'installe à Rennes, le roi Henri II incite les nobles parlementaires à se faire édifier un palais, digne de leur double fonction politique et juridique.

Le Théatre

théatre
Édifié sur la place aux-Arbres, le théâtre correspond à la volonté du conseil municipal, exprimée en 1831, de remplacer l'ancienne salle du jeu de paume qui servait aux représentations, rue de la Poulaillerie. Un siècle après la construction de l'hôtel de ville, Charles Millardet répond au parti incurvé du XVIIIe siècle par la rotondité. L'architecte de la ville dessine un édifice de deux niveaux de style néo-classique, ponctué de colonnes. De part et d'autre, l'ensemble est bordé par deux immeubles avec galeries à arcades. Les statues d'Apollon et des neuf muses sont placées sur l'attique de la façade. C'est le Rennais François Lanno (1800-1871) qui est chargé de cette réalisation. Le théâtre est inauguré le 29 février 1836. Vingt ans plus tard, un incendie s'y déclare ; une reconstruction permet sa réouverture en 1858.

L'Hôtel de Blossac

hôtel de blossac
Au XVIIIe siècle, l'hôtel particulier est placé entre la cour flanquée du porche et le jardin. À Blossac, la parcelle en L ne permettant pas cette écriture, la façade est alignée sur cour et sur jardin. Une grille de fer séparait autrefois ces deux fonctions. La première bâtisse est rythmée par le granit au rez-de-chaussée, le tuffeau à l'étage et un toit à la Mansart. Elle compte sept travées. La seconde, toute en tuffeau, comporte un avant-corps central et deux ailes comptant neuf travées également réparties. Le travail en bossage du calcaire, en chainage d'angle du pavillon médian, se retrouve aux extrémités des deux ailes. Sur les balcons du premier niveau, figure le monogramme du maitre des lieux.

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